Le Portrait du Mois - Septembre 2017- Alexandre Murigneux de la ferme de la Quintillère

un paysan brasseur sociétaire de la SCIC Malteurs Échos

Ophélie Vigarie

Pouvez-vous présenter votre activité en quelques mots ? :

"Je suis paysan brasseur sur une ferme en polyculture élevage qui se situe dans les coteaux du lyonnais. Je fabrique des bières artisanales issues des céréales – orge, blé, seigle, avoine et bientôt épeautre – que je cultive et je produis de la viande limousine. L’ensemble de la ferme est en conversion en Agriculture biologique. La combinaison de la brasserie et de l’élevage à la ferme permet de recycler les sous-produits de brassage et l’élevage permet de maintenir durablement la fertilité des sols sur lesquels je cultive mes céréales."

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Quel est le cheminement qui vous a amené à mettre en place cette double activité ? :

"La ferme sur laquelle j’ai installé le projet est issue de ma famille. J’ai dans un premier temps fais une carrière d’ingénieur d’une dizaine d’années au cours de laquelle j’ai mûri le projet d’installation sur la ferme. En 2014 j’ai réalisé une vinification sur un domaine dans le vignoble de Cahors. C’est à ce moment là que l’idée du projet a germé."

Pourquoi avez-vous choisi de vous convertir à l’Agriculture biologique ?:

Pour avoir connu le fonctionnement de l’agriculture conventionnelle sur la ferme, je n’envisageais pas d’utiliser pesticides ou engrais de synthèse. La certification AB s’est imposée d’elle-même. Je suis en conversion depuis 2015 et 2016.

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Si vous étiez un type de bière/une céréale vous seriez ? :

"Si j’étais une bière, je serais une bière non torréfiée avec un assemblage de céréales d’orge, d’avoine et de seigle.

Si j’étais une céréales, je serais de l’orge. C’est la céréale incontournable pour la bière et en plus elle réponde bien à mon terroir."

Qu'est-ce qui vous intéresse dans le fait de travailler avec ME ? :

"Je travaille avec ME depuis 2015. J’ai été intéressé par le fait qu’elle proposait une filière locale de maltage pour des céréales de ferme. Et puis, il y a aussi la démarche bio et le fait que ce soit une structure à taille humaine. Chez mes fournisseurs ou chez mes clients je ne travaille qu’avec des petites structures. Ça rend le quotidien plus vivable."

Des projets et envies pour la malterie ? :

"Je ne souhaite qu’une chose à la malterie, c’est qu’elle tienne un régime de croisière et que ce soit un projet durable. Dans ce genre de projet où on remet l’humain au centre et où on défend des tonnes de valeurs, ce serait un échec si elle ne parvenait pas à être économiquement viable. Sur ma ferme, je défens aussi des valeurs qui me coûtent. Mais si on veut que ces valeurs progressent, il faut que ce soit indémontable sur le plan économique. Je ne parle pas de faire des bénéfices records, mais que ce soit durable. Arriver à monter des projets avec des valeurs aussi honorables dans une société où il y a beaucoup de contraintes sur les petites entreprise, c’est ça le succès. Il faut être pessimiste dans la préparation mais optimiste dans l’action."

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Ferme de la Quintillère